Conférence / Dîner BCBC (Camille Lacourt) – étude de cas

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🎥 Entraînement en conditions réelles : retour d’expérience sur une captation multicaméra lors d’un événement entrepreneurial


Lors d’un entraînement personnel sur un événement local, un malentendu est né malgré une démarche claire, bienveillante et respectueuse - une expérience qui m’a permis d’améliorer ma communication et de renforcer mes procédures pour éviter tout flou dans mes futures collaborations.
J'ai pu tester mon système dans des conditions réelles, mais aussi réfléchir à la place que l’on peut (ou non) faire à des initiatives sincères dans le monde professionnel.


🎯 Objectif : tester mon système, affiner mes automatismes et tirer les leçons d’un malentendu constructif.


Quand on développe une solution de captation multicaméra automatisée, rien ne remplace la pratique terrain.

J’ai donc profité d’un événement local — une conférence avec un invité de renom — pour tester mon système en situation réelle.


Les occasions de ce type sont rares dans ma région, ce qui rendait cette opportunité d’autant plus précieuse.


L’idée : apprendre, ajuster mon workflow, et viser un rendu de qualité, première étape de mon projet de streaming (diffusion en direct)sans promesse de résultat, mais avec le goût du travail bien fait.



🟠 Contexte


À l’occasion de ce dîner privé du 15 mars 2024, organisé dans un centre aquatique par un club d’entrepreneurs à Blois, j’ai proposé de venir m’exercer à la captation d’une conférence professionnelle avec diffusion de slides projetées.

C’était ma toute première captation vidéo multicaméra en conditions réelles, dans le cadre d’un événement corporate — l’occasion pour moi de franchir une étape importante en tant que vidéaste événementiel.

Ce n’était pas une commande, mais un entraînement personnel, dans un esprit d’entraide entre entrepreneurs, sans frais ni contrainte pour les organisateurs.

En contrepartie, l’opportunité pour eux de recevoir des images de leur conférence, si celles-ci s’avéraient réussies.

🖥️ La visio : poser les bases


Avec mon interlocutrice, nous avons organisé une visio Google Meet pour échanger plus en détail : ce qu’ils faisaient, leurs objectifs, mon approche, ma proposition et les conditions.

Un moment d’écoute et d’explications, dans un esprit d’entraide et de clarté.


📍 Une fois l’accord donné, j’ai simplement demandé ce qui leur ferait vraiment plaisir en remerciement (…de juste me laisser être là — sans rien changer à leur organisation.)


Mon interlocutrice a évoqué l’idée d’un petit montage type “reportage”, incluant une sélection des moments forts de la conférence, le cocktail et l’ambiance générale.


J’ai précisé que ce n’était pas mon domaine, car ma solution de caméras robotisées n’est pas conçue pour être mobile, comme une caméra portée à l’épaule.

Mais que je pouvais filmer quelques images du cocktail en glidecam (stabilisateur manuel de caméra, technique difficile à maîtriser mais permettant des mouvements fluides ou un effet flottant — totalement contrôlable et autonome, sans batteries, contrairement aux gimbals, devenus si populaires pour leur facilité d’utilisation), à titre d’exercice.

Cela me permettrait de m’entraîner à capter le contexte visuel — notamment le lieu et son atmosphère — afin d’enrichir mes captations multicaméras par une courte introduction qui situe l’événement.

🎥 Le jour J – une demande de dernière minute


La veille, mon interlocutrice m’a transmis une nouvelle demande :


« Le partenaire du centre aquatique me demande si vous pouvez filmer la visite de l' inauguration du complexe avec Camille Lacourt », prévue le matin.


Bien que je ne sois initialement prévu que l’après-midi, j’ai accepté avec intérêt : c’était une bonne opportunité de m’exercer à la prise de vues en glidecam dans un lieu visuellement fort, et de produire une vidéo “corporate bâtiment”.



🍽️ Une prestation fluide, une journée réussie


Le jour J, tout s’est parfaitement bien déroulé : de la visite du centre à l’installation technique, en passant par les échanges avec l’équipe du lieu, le Business Club, les invités et même Camille Lacourt lui-même.


Je n’avais encore jamais eu l’occasion de déployer l’ensemble de mon matériel vidéo dans un contexte réel d’événement : caméras robotisées, liaisons avec la sonorisation, intégration de l’ordinateur pour les slides


Et pourtant, environ une heure a suffi pour tout installer, régler et vérifier, seul, en toute autonomie — une efficacité rendue possible par mon expérience de terrain, acquise au fil des années dans l’enregistrement mobile et la sonorisation, aussi bien en concert que dans l’événementiel.


Étant finalement présent toute la journée, les organisateurs ont eu la gentillesse de m’inviter à partager le même repas que les convives, préparé par un traiteur.


Une journée intense et très enrichissante.


Naissance du malentendu


Pour moi, cette demande constituait une vidéo distincte, destinée au partenaire.


Je l’ai donc montée en priorité, dans un style “real estate”, avec musique libre de droits adaptée au style vidéo corporate.

Ce type de montage — à partir d’un grand volume de rushes issus d’une seule caméra, avec une logique proche du reportage événementiel — était totalement nouveau pour moi.


Je découvrais tout : trier les plans, structurer un récit visuel, doser les temps calmes et les moments forts, mettre en valeur les lieux, les équipements et les personnes


J’y ai passé énormément de temps en post-production, mais j’étais satisfait du résultat final.


Parallèlement, j’avais commencé à travailler sur la captation vidéo de la conférence — en sélectionnant les temps forts, malgré les nombreuses contraintes techniques.


C’était ma toute première captation vidéo en conditions réelles : je découvrais encore le cadrage, et j’ai dû recadrer tous les plans en post-production pour obtenir un rendu propre et professionnel.


Mais à réception de la première vidéo, les organisateurs ont cru qu’il s’agissait de leur vidéo corporate… et ont été déçus qu’elle ne parle pas d’eux.


Bien que je leur aie précisé qu’une deuxième vidéo était en cours — avec des extraits de la conférence, du cocktail et de l’ambiance — le malentendu s’est alors amplifié.



🎞 Une vidéo mal comprise 



📞 L’appel

Mon interlocutrice m’a appelé pour exprimer leur mécontentement.


Elle a indiqué que la vidéo était “hors sujet” — qu’en réalité, ils attendaient une vidéo très courte (environ une minute), centrée sur le Business Club et destinée aux réseaux sociaux.


Une attente qui ne m’avait jamais été mentionnée.

Et qu’il était désormais trop tard



📤 Une deuxième vidéo prévue


Je lui ai rappelé que c’était pourtant elle qui m’avait demandé si je pouvais filmer la visite d’inauguration pour le partenaire du centre aquatique.


Et que si ce partenaire demandait une vidéo de la visite, ce n’était évidemment pas pour parler du Business Club — mais bien du centre aquatique et de son inauguration, organisée pour ses propres partenaires.


J’ai précisé qu’une seconde vidéo corporate, cette fois centrée sur le Business Club et les échanges avec Camille Lacourt, était en cours de montage et leur serait transmise prochainement.



🙅‍♂️ Un refus soudain d’utiliser l’image de Camille


C’est alors que j’ai appris qu’aucune image de Camille Lacourt ne devait apparaître — ce qui contredisait à la fois la demande initiale de filmer sa visite et le souhait exprimé de produire une sélection des meilleurs extraits de son intervention.


De mon point de vue, il s’agissait simplement d’un souvenir vidéo à leur remettre, qu’ils pourraient éventuellement utiliser sur leur site — et, pour ma part, d’un extrait à partager sur le mien.


Pour moi, il était clair qu’il y avait deux vidéos distinctes.


J’avais donné la priorité à la demande liée au partenaire, pensant bien faire.


C’était aussi l’occasion de réaliser un premier essai de vidéo corporate pour un client ou prescripteur potentiel, reconnu dans le secteur de l’immobilier.



💬 Une démarche pourtant bienveillante


Malgré une démarche claire, volontaire, sans incidence sur leur organisation, une journée sans accroc et un long travail de postproduction déjà bien avancé sur deux vidéos, la suite s’est révélée plus délicate.


J’ai donc proposé un compromis : leur envoyer le plan large brut, afin qu’ils puissent choisir eux-mêmes les passages souhaités — je me chargerais ensuite du montage vidéo.


🎁 Un extrait envoyé en souvenir


J’ai également transmis un court extrait où l’intervenant – entrepreneur et co-président – présentait Camille Lacourt et menait son interview, pour illustrer le rendu vidéo possible et offrir, au passage, un petit souvenir personnel.


À partir de là, je n’ai plus eu aucune nouvelle.


🔁 Une relance restée sans suite


Une semaine plus tard, à ma relance, mon interlocutrice m’a simplement répondu qu’ils n’avaient pas regardé


et qu’ils avaient décidé de ne pas donner suite à notre collaboration.


📅 Une collaboration pourtant envisagée


C’était d’autant plus surprenant que nous avions envisagé de futures captations vidéo — notamment le mois suivant, le club organisant des événements chaque mois.


J’avais même expliqué qu’avec ma progression, il serait plus probable de pouvoir leur proposer une courte vidéo pour les réseaux sociaux à temps dès le prochain événement.


Et si ce n’était pas encore le cas, ce n’était pas un problème : je pourrais toujours réaliser un montage récapitulatif de plusieurs captations d’événements, ce qui me laisserait davantage de temps pour progresser, tout en valorisant le club auprès de futurs adhérents.



Un retour déconcertant, venant d’une professionnelle



🧾 Ma lettre au Conseil d’Administration


C’est dans ce contexte que j’ai écrit au conseil d’administration pour clarifier les faits et comprendre ce qui s’était réellement passé. La réponse est venue directement de la présidente du club.



📉 Le retour de la présidente


À la place d’un échange constructif, on m’a expliqué que je devrais “m’entraîner avec des professionnels”, “apprendre à faire un pitch même sans besoin clair”, et éviter ce type d’initiative.


La présidente, par ailleurs dirigeante d’une agence événementielle locale bien implantée, a clos l’échange en indiquant qu’ils n’avaient ni le temps ni l’intérêt d’examiner ce type de proposition.


Elle a précisé qu’ils n’avaient, pour l’instant, aucune intention de diffuser des vidéos — et que le jour où ce serait le cas, ils feraient appel à un professionnel, avec un brief clair et un budget adapté.



Une confusion sur la nature de ma démarche


Elle a également précisé qu’elle comprenait qu’il s’agissait de métiers de passion, et que c’était difficile — mais qu’elle n’était pas favorable au travail gratuit.


Une position qui traduisait, selon moi, un amalgame entre mon entraînement personnel — proposé à ma discrétion, sans garantie, et avec l’intention de leur faire un simple cadeau de remerciement — et une véritable prestation commandée… et réalisée gratuitement.


C’est justement parce qu’ils n’avaient pas besoin de captation, qu’ils n’étaient pas commanditaires, et qu’aucun résultat n’était promis, que je leur ai proposé de venir m’exercer en toute autonomie, dans un esprit d’entraide.


S’ils avaient eu un besoin réel, et m’avaient sollicité, je n’aurais jamais accepté de le faire à ce stade de mon apprentissage — et encore moins gratuitement.



😶 Silence sur le fond, critiques sur la forme


Ce retour m’a surpris — d’autant qu’il venait d’une professionnelle de l’événementiel, qui n’a manifesté aucune curiosité ni considération pour mon travail…


Il émanait du Business Club de Blois, qui réunit certains des entrepreneurs les plus influents de la région.


Je pensais sincèrement que mon initiative serait perçue comme un coup de main bienveillant, dans un esprit d’entraide — et peut-être comme une opportunité de rencontre entre des univers professionnels.


J’avais pris soin de rester en retrait, de ne rien imposer, et de veiller à ce que l’événement reste prioritaire en tout.


Au final, je n’ai reçu aucun retour sur le fond de mon travail : ni sur l’image, ni sur le son, ni sur le montage.


Aucune considération non plus pour la démarche : seulement des critiques sur un supposé “manque de professionnalisme”, et une frustration exprimée de ne pas avoir obtenu un résultat… qui n’avait pourtant jamais été promis, et que j’avais proposé en simple cadeau de remerciement.


Pourtant, j’avais formulé plusieurs propositions alternatives pour tenter d’apporter une solution.


Je rappelle que ma présence n’a généré aucun coût, aucune préparation, ni aucun ajustement de leur part — à l’exception du repas, que j’ai apprécié bien sûr, mais que je n’avais pas demandé.

Lorsqu’il m’a été proposé, j’ai même répondu que je pouvais venir avec ce qu’il fallait, mais que bien sûr, cela me ferait plaisir.



🎭 Réflexion personnelle

Ce projet m’a appris énormément — techniquement, mais aussi humainement.



🤝 Une absence d’entraide surprenante


Il m’a montré à quel point il peut être difficile de se positionner en phase de transition, même lorsqu’on agit avec sérieux, respect et engagement — y compris face à des décideurs censés comprendre la valeur du travail, la réalité de l’entrepreneuriat, et l’importance de l’entraide, surtout dans le cadre d’un club d’entrepreneurs.


👉 Depuis cet épisode, j’ai mis en place de nouvelles règles de communication et de validation écrites systématiques afin que tout soit clair en amont. Ces ajustements me permettent aujourd’hui d’assurer des collaborations plus fluides et sans ambiguïté.


🎙 Pourquoi je partage tout cela ici


De leur côté, ils continuent à se retrouver chaque mois, à réseauter comme si de rien n’était — pendant que, moi, j’ai préféré transformer cette expérience en quelque chose d’utile : vous la partager ici, en toute simplicité.


Cela m’a toujours fait du bien de mettre les choses noir sur blanc.

Et aussi, dans l’éventualité où des bruits auraient pu circuler compte tenu de leur réseau, poser ici ma version des faits pour préserver mon image.



🎬 Deux vidéos ont été produites :


▶️ Vidéo “visite” : glidecam, style immobilier, destinée au partenaire

▶️ Vidéo “conférence” : captation multicaméras avec slides, pour les organisateurs


➡️ Les deux vidéos ont un rendu professionnel, même si elles ont été réalisées dans un cadre d’apprentissage personnel.



🎞️ Un extrait très court est présenté ici


En l’absence d’autres exemples similaires à montrer, je partage un court extrait de 10 secondes issu de la captation conférence, à des fins illustratives et techniques.


Je ne peux pas montrer un extrait aussi court de la vidéo de la visite : cela n’aurait aucun sens, compte tenu de la nature du montage et de la diversité des lieux, des personnes et des situations filmées.



🛑 Cet extrait ne constitue pas une captation officielle.


Il n’implique aucune validation des personnes ou organisations présentes, et sera retiré immédiatement sur simple demande.


Je ne pense léser personne en le partageant dans ce cadre, et j’espère pouvoir compter sur leur compréhension — avec le recul — en tant qu’entrepreneurs eux-mêmes… ou en tant que véritable champion, dont la gentillesse et la bienveillance ont été totales, et qui, en prime, a su supporter avec une grande patience mes innombrables prises de vue de vidéaste débutant, jusque dans ses moindres gestes. 😉

Je reste convaincu que des ponts peuvent se créer entre les jeunes solutions innovantes et les structures établies — pour peu qu’il y ait du dialogue, de l’écoute et une vraie volonté d’avancer ensemble.

Et vous, vous souvenez-vous de vos débuts ?

Avez-vous été accompagné… ou avez-vous dû avancer seul ?

N’hésitez pas à partager vos souvenirs en commentaire.

About the author 

Luc Dunand

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